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mardi 18 juin 2013

Saint-Louis et Brassard vont seconder Podborski à Sotchi

Le Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec sera très bien représenté à Sotchi lors des prochains Jeux olympiques d'hiver en février 2014. On vient d'apprendre la nomination de France Saint-Louis (intronisée en 2002) à titre de chef mission adjointe, une tâche qu'elle va partager avec un autre membre de notre Temple de la renommée, Jean-Luc Brassard (intronisé en 2005). Ces deux champions vont seconder le chef de mission de la délégation canadienne, Steve Podborski.

L'ancien capitaine de la formation canadienne, France Saint-Louis a été l'une des plus grandes joueuses de hockey féminin. Elle fut membre de l'équipe nationale de 1990 à 1999, remportant cinq médailles d'or aux championnats du monde (1990, 1992, 1994, 1997, 1999).

Les athlètes canadiens seront très bien encadrés en 2014, ces trois Olympiens comptent sept participations aux Jeux d'hiver et tous les trois sont montés sur le podium olympique : l'or pour Brassard dans l'épreuve des bosses à Lillehammer en 1994, l'argent pour Saint-Louis en hockey féminin à Nagano en 1998 et le bronze en descente pour Podborski à Lake Placid en 1980.

dimanche 20 janvier 2013

Richard Garneau, 1930-2013

Trois légendes intronisés dans notre Temple de la renommée des sports : René Lecavalier, Richard Garneau et Guy Lafleur.
En compagnie de Guillaume Leblanc et François Godbout lors du Gala d'intronisation de 2010.

C'est avec grande tristesse que nous avons appris le décès de M. Richard Garneau ce matin.

C'est un monument du journalisme sportif québécois qui vient de nous quitter, un homme d'un très grand professionnalisme, qui nous a fait découvrir et vivre des grands moments de l'Olympisme, de l’athlétisme, du patinage artistique, du cyclisme et bien sûr du hockey, au cours des 50 ans dernières années.

Intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2006, M. Garneau a toujours été au rendez-vous de notre organisme. En 2012, malgré un horaire très chargé, il a eu la générosité de participer à la capsule vidéo honorant le duo de Jamie Salé et de David Pelletier et d’assister à notre 22e Gala d’intronisation du 19 novembre 2012.

Merci M. Garneau.

BIOGRAPHIE DE RICHARD GARNEAU


Richard Garneau voit le jour à Québec le 15 juillet 1930. Il fait son cours classique au Séminaire de Québec puis son B.A. à l’Université Laval. Suivront deux années au Conservatoire d’Art dramatique Francis-Synval puis un voyage d’études en Europe.

Dès son retour à Québec, en novembre 1953, il fait ses débuts à la radio de CHRC. C’est également dans la vieille capitale qu’il effectue, à la même époque, ses premières armes à la télévision à CFCM-TV, alors dirigé par Famous Players. Il y passera presque trois ans. Janvier 1957, Richard Garneau entre à Radio-Canada pour n’en sortir que 33 ans plus tard, soit en 1990, après y avoir exercé à peu près toutes les facettes du métier : annonceur, animateur, journaliste-reporter, présentateur, narrateur, descripteur, etc.

Il s’associe ensuite à la compagnie de production Serdy Vidéo et signe un contrat d’exclusivité pour le réseau TVA.

Richard Garneau est de loin le commentateur ayant couvert le plus de Jeux olympiques, soit 23 en tout, ce qui représente un record mondial. En effet, il a été de tous les jeux d’été depuis 1960 à Rome (sauf ceux d’Atlanta) et de tous les jeux d’hiver depuis 1964 (Sauf ceux de Nagano).

Toujours sur la scène sportive, il a commenté tous les jeux du Commonwealth de 1962 à 1986 ainsi que de nombreux jeux Pan Américains, de jeux d’été et d’hiver du Canada et du Québec.

Parallèlement à tout cela, il passe 23 ans à "La Soirée du hockey" et 4 ans au "Hockey TVA". Ces activités le mènent aux quatre coins du monde et sur les cinq continents.

Également au chapitre de ses grandes réalisations, Richard Garneau peut se targuer d’être le seul québécois ou canadien ayant participé à des reportages à la télévision française (Antenne 2 et TF 1).

Tout au long de sa carrière, son travail est récompensé à plusieurs reprises :

1955 : Trophée Radiomonde décerné à l’artiste le plus populaire au Québec;
1959 : Trophée Radiomonde décerné à l’annonceur le plus populaire au Québec;
1976 : Trophée du meilleur commentateur des Jeux Olympiques de Montréal, remis par le club de la Médaille d’Or;

Aussi, il est récipiendaire de quatre prix Gémeaux, respectivement pour "La Soirée du hockey" (2 fois), le Marathon international de Montréal et les Jeux Olympiques de Barcelone.

En 1994, il reçoit le Prix du Mérite Français dans la culture attribué "à une personne ayant démontré des qualités remarquables sur le plan de la langue dans son domaine d’activité". Le choix est fait par l’Union des écrivaines et écrivains du Québec, par la société des auteurs, recherchistes, documentalistes, compositeurs et par l’Union des Artistes.

En octobre 1997, on lui décerne le Trophée de l’Académie des Prix Gémeaux pour l’ensemble de sa carrière.

Le 22 novembre 1999, on l’intronise au Temple de la Renommée du Hockey à Toronto.

Le 24 avril 2000, il est élu chevalier de l’Ordre National du Québec.

Également en 2000, il reçois le "Sports Media Canada Achievement Award"

En 2003: le Prix Hommage Jacques Beauchamp au 31iéme Gala Sport Québec

En 2004: le prestigieux "Prix Sport Media" décerné par le CIO.

En 2005: Doctorat "Honoris Causa" de l'Université de Sherbrooke.

Depuis 1989, Richard Garneau est écrivain et compte à son actif cinq bouquins dont la plupart ont figuré sur la liste des "best-sellers" :

1992 : "À toi… Richard" Un des douze best-sellers de l’année

1993 : "Vie,rage…dangereux"

1994 : "Les patins d’André" (Conte pour enfants)

1995 : "Train de nuit pour la gloire" (Finaliste pour le prix littéraire du Journal de Montréal)

1996 :"À toi… Richard… Prise deux. Un québécois en Bavière"

L’écriture devient pour lui une importante carrière parallèle qui le fait participer à une quinzaine de Salons du Livre au Québec.

Depuis janvier 1998, il participe tous les samedis et dimanches matins aux émissions de Joël Le Bigot "Samedi et rien d'autre" et "Pourquoi pas dimanche" à l'antenne de Radio-Canada.

Il anime aussi des soirées corporatives un peu partout au pays.

Biographie tirée de www.rds.ca/pantheon

mercredi 8 août 2012

Mon expérience olympique - Bruny Surin


Dans le dernier de notre série d’article sur nos champions, Bruny Surin nous parle de son expérience olympique.

Il a débuté l'athlétisme en saut en longueur et c'est dans cette épreuve qu'il participa aux Jeux de Séoul en 1988. Suite à des blessures répétitives à la cheville, il se tourne vers le sprint où il s'impose comme l'un des meilleurs au monde au cours de 1990. Son palmarès est éloquent : médaillé d'or en salle aux championnats du monde en salle en 1993 et en 1994, multiple médaillés aux Jeux panaméricains et aux Jeux du Commonwealth, vice-champion du monde au 100 mètres (1995 et 1999) et double champion du monde au 4 x 100 mètres relais (1995, 1997).

Bruny Surin a été intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2004.

Comment s'est déroulée votre qualification pour les Jeux olympiques? Y a-t-il eu beaucoup d'embûches en cours de route vers votre expérience olympique?

« La sélection olympique est une période de grand stress pour un sportif. En athlétisme, il fallait se classer parmi les deux ou trois premiers, selon l’épreuve, lors de la sélection olympique canadienne qui avait lieu quelques semaines avant les Jeux. On a pu le voir cette année, il y avait six Canadiennes qui avaient le standard « A » au 100 mètres haies et lors de la sélection nationale, la médaillée des Jeux de 2008, Priscilla Lopes-Schliep ne s’est pas taillée une place pour aller à Londres. C’est très cruel. »

« En 2000, j’ai subi une blessure qui m’a ensuite nui lors des Jeux de Sydney. C’est le risque de vivre les sélections en athlétisme. »

Quelle est la sensation de participer aux cérémonies d’ouverture?

« J’ai participé aux cérémonies à Séoul en 1988 et à Barcelone en 1992. C’est une expérience qui est très positive pour un athlète. Par contre, c’est très exigeant, car on doit attendre de longues heures avant de défiler dans le stade. Mais vivre ce moment magique est très spécial. À Atlanta en 1996, j’ai pris la décision de ne pas y participer. »

Quel est votre plus beau souvenir et moins beau souvenir des Jeux?

«  Le plus beau moment de ma carrière, et ce n’est pas directement relié aux Jeux, c’est arrivé à Séville en 1999 quand j’ai remporté la médaille d’argent aux championnats du monde avec un temps de 9,84. C’est l’aboutissement d’un rêve de courir le 100 mètres plus rapidement que mon idole, Carl Lewis. Aux Jeux olympiques, mon plus beau souvenir est la médaille d’or au relais 400 mètres alors que nous avons battu les Américains chez eux, à Atlanta. »

« Quelques jours avant de remporter cette médaille d’or, j’avais vécu une grande déception quand j’ai été éliminé en demi-finale du 100 mètres. Également en 2000, j’avais subi une blessure lors de la sélection olympique canadienne et cette déchirure ligamentaire à la cuisse m’a empêché de me donner à ma pleine mesure à Sydney. La douleur était grande, moralement et physiquement. »

À qui ou à quoi pensiez-vous avant de monter sur le podium lors de la cérémonie de remise des médailles?

« Quand je suis monté sur le podium à Atlanta, j’ai eu une tonne de souvenirs qui se sont bousculés dans ma tête.  J’ai pensé à l’époque où j’étais « ti-cul » à Haïti. J’avais le cœur qui me débattait parce que mon rêve d’enfance d’être champion olympique s’était réalisé. »

Comment votre expérience olympique vous a aidé dans votre après-carrière d'athlète?

« Le sport et la compétition nous donnent une confiance en soi. Pour être un athlète de haut niveau, on doit avoir une grande discipline et de la persévérance. On doit avoir un plan, pour l’athlète c’est un plan d’entraînement pour l’année et avoir cette capacité d’apporter les ajustements nécessaires en cours de route. J’ai appliqué cela dans ma carrière sportive et je le fais maintenant dans le monde des affaires. Ce que le sport m’a appris, c’est quand on traverse des moments difficiles ou de découragement, on se reprend en main et se retrousse les manches pour travailler encore plus fort. »

Comment allez-vous vivre les Jeux olympiques de Londres?

« Je suis à Londres pour couvrir les épreuves d’athlétisme pour RDS. Je vais vivre des grands moments d’athlétisme, j'en  suis convaincu. »

lundi 6 août 2012

Mon expérience olympique - Nicolas Gill


Aujourd’hui, le judoka Nicolas Gill nous parle de son expérience olympique.

Le plus grand judoka canadien de l'histoire, Nicolas Gill a débuté le judo à l'âge de six ans. Au cours de sa longue et glorieuse carrière, il fut champion canadien à dix reprises, triple médaillé aux championnats mondiaux, double médaillé d'or aux Jeux panaméricains, gagnant de nombreuses compétitions internationales, en plus de remporter la médaille de bronze à Barcelone en 1992 et celle d'argent à Sydney en 2000.

Il a été intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2006.

Comment s'est déroulée votre qualification pour les Jeux olympiques? Y a-t-il eu beaucoup d'embûches en cours de route vers votre expérience olympique?

« Ma qualification pour mes premiers Jeux olympiques a été relativement facile, il faut avouer que le processus de sélection à l’époque était plus simple que maintenant. J’étais classé au premier rang au pays en 1990, presque deux ans et demi avant les Jeux de Barcelone et de plus, j’avais obtenu la septième place aux championnats du monde en 1991. Alors j’avais réussi les standards me permettant de réaliser mon rêve. Ça été un très beau moment d’apprendre que je faisais partie de l’équipe olympique, car j’y pensais depuis des années »

Quelle est la sensation de participer aux cérémonies d’ouverture?

« Deux des grands moments de ma carrière olympique ont eu lieu lors des cérémonies d’ouverture. Je vais me souvenir toute ma vie d'avoir défilé dans le stade à Barcelone. Cela confirmait dans mon esprit que j’étais aux Olympiques. Douze ans plus tard, je savais que c’était ma dernière expérience olympique et j’ai vécu un grand moment quand j’ai eu l’honneur d’être le porte-drapeau lors des cérémonies d’ouverture. Quand je suis entré dans le stade, j’ai pu revivre ma carrière en un instant. »

Quel est votre plus beau souvenir et moins beau souvenir des Jeux?

« J’ai tellement de bons souvenirs des Jeux olympiques. Comme je le mentionnais, je n’oublierai jamais les cérémonies d’ouverture de 1992, ainsi que ma médaille de bronze la même année et celle d’argent en 2000. C’est réellement difficile de départager tout cela. »

« Ma grande déception est arrivée à Atlanta en 1996 quand j’ai pris la septième position. Je pensais que j’étais au meilleur de ma forme. »

À qui ou à quoi pensiez-vous avant de monter sur le podium lors de la cérémonie de remise des médailles?

« C’est drôle, lors de la cérémonie des médailles en 1992, je pensais encore à ma défaite contre le Polonais Legien qui avait un goût amer. Ce n’est qu’un peu plus tard que j’ai apprécié ce que représentait cette médaille. En 2000, je ressentais une très grande fierté d’être remonté sur le podium. Je pensais au long chemin entre 1992 et 2000 et aux embûches et tout le travail accompli pour gagner de nouveau une médaille olympique. »

Comment votre expérience olympique vous a aidé dans votre après-carrière d'athlète?

« Les Jeux olympiques représentent une partie très importante de ma vie. Je reste impliqué dans mon sport, puisque je travaille maintenant pour Judo Canada. Mon rôle a changé, puisque je suis entraîneur / directeur du programme haute performance. »


Comment allez-vous vivre les Jeux olympiques de Londres?

« Je vais vivre les Jeux de Londres sur place dans la fonction d’entraîneur de l’équipe canadienne, pour la seconde fois de ma vie après les Jeux de Beijing. L’objectif d’un entraîneur est de tout mettre en œuvre afin que les judokas soient au meilleur de leur forme au moment de leur compétition. Un stress bien différent de ce que j’ai eu en tant qu’athlète. »

vendredi 3 août 2012

Mon expérience olympique - Maryse Turcotte


Aujourd’hui l’haltérophile Maryse Turcotte nous parle de son expérience olympique.

Cette pionnière de l’haltérophilie féminine a été championne canadienne à 15 occasions. Sur la scène internationale, elle a remporté plusieurs médailles autant aux Jeux du Commonwealth, aux Jeux panaméricains qu’aux championnats du monde. Maryse Turcotte a été la première Canadienne à participer aux Jeux olympiques en haltérophilie et à Sydney elle est passée à 5 kg de la médaille de bronze.

Maryse Turcotte fut intronisée au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2011.

Comment s'est déroulée votre qualification pour les Jeux olympiques? Y a-t-il eu beaucoup d'embûches en cours de route vers votre expérience olympique?

« À Sydney en 2000, c’était la première fois que les femmes allaient participer aux épreuves d’haltérophilie. Je me suis qualifié, mais le Canada n’allait envoyer qu’une seule représentante. J’avais des sentiments partagés ; d’un côté j’étais très heureuse de me qualifier, mais d’un autre côté j’étais triste d’être la seule à y aller. Il y a beaucoup de pression de représenter toute seule son pays et sa fédération. »

Quelle est la sensation de participer aux cérémonies d’ouverture?

« J’ai pas participé aux cérémonies d’ouverture en 2000 et en 2004. J’ai préféré ne pas y allé car ma compétition était seulement quelques jours après. Donc il était préférable de ne pas me fatiguer et garder mes énergies pour la compétition. Par contre, j’ai participé à la cérémonie de fermeture des Jeux de Sydney en 2000 et j’ai bien aimé le feeling d’entrer dans le stade. »


Quel est votre plus beau souvenir et moins beau souvenir des Jeux?

« Mon plus beau souvenir, ça été de vivre les Jeux olympiques de Sydney en 2000. L’ambiance dans la ville était absolument extraordinaire. Il y a aussi un moment que je n’oublierai jamais, c’est après avoir réussi mon premier arraché à 87,5 kg, j’ai senti que toute la pression, que j’avais, venait de tomber. »

« Ce qui a été plus douloureux, c’est qu’après les Jeux olympiques de 2004, j’ai graduellement délaissé l’haltérophilie pour passer à autre chose, notamment terminer mes études en médecine. La performance canadienne aux championnats de monde de 2007 a permis au Canada d’avoir deux représentantes pour les Jeux de 2008, mais en décembre 2007, le Canada a obtenu le droit d’envoyer une troisième participante à la suite d’un test antidopage positif d’un autre pays. J’ai vu une opportunité d’aller de nouveaux aux Jeux et j’ai effectué un retour à la compétition. En mai 2008, j’ai malheureusement échoué dans ma tentative de me qualifier pour les Jeux de Beijing. J’ai ressenti une grande tristesse d’avoir raté cette chance. »

Comment était la vie dans le village olympique?

« J’ai des beaux souvenirs de la vie dans les villages olympiques. J’ai eu la chance d’aller encourager des compatriotes comme Nicolas Gill et Émilie Mondor. À Sydney j’ai pu faire beaucoup de tourisme après avoir terminé ma compétition dans la première semaine. À Athènes, l’ambiance était un peu plus lourde, c’est un peu normal, car on vivait les premiers Jeux d’été après le 11 septembre. »

Comment votre expérience olympique vous a aidé dans votre après-carrière d'athlète?

« Ce que le sport m’a appris, c’est l’importance d’aller jusqu'au bout dans tout ce que l’on fait. On développe une grande discipline et on travaille très fort. Le sport m’a aidé aussi à apprendre à maîtriser mon stress et aujourd’hui ça m’aide dans mon travail comme médecin. Également ma carrière sportive m’a permis de développer un esprit sportif et de collaboration et ces sont des qualités que l’on peut transposer dans n’importe quel aspect de notre vie. »

Comment allez-vous vivre les Jeux olympiques de Londres?

« Les Jeux olympiques c’est toujours pour moi une période très stimulante. Je vais suivre cela avec beaucoup d’attention à la télévision. Bien entendu que je vais regarder l’haltérophilie, mais aussi toues les autres disciplines. J’aime beaucoup découvrir la face cachée des athlètes, alors ces reportages me passionnent. »

mercredi 1 août 2012

Mon expérience olympique - Guylaine Cloutier


Aujourd’hui, la nageuse Guylaine Cloutier nous parle de son expérience olympique.

Spécialiste de la brasse, Guylaine Cloutier a fait ses débuts avec l'équipe nationale en 1985 à l'âge de 13 ans. Aux Jeux Pan Pacifique de 1985, elle émerveille remportant une médaille de bronze au 200 mètres brasse et terminant quatrième du 100 mètres brasse. Membre de l'équipe canadienne pendant 11 ans, elle a obtenu 17 titres nationaux en brasse. Sur la scène internationale, elle revendique plus de 15 médailles que ce soit aux Jeux universitaires, aux Jeux Pan Pacifique, Jeux du Commonwealth ou Jeux panaméricains.

Guylaine Cloutier a été intronisée au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2005.

Comment s'est déroulée votre qualification pour les Jeux olympiques? Y a-t-il eu beaucoup d'embûches en cours de route vers votre expérience olympique?

« J'ai eu une progression à la fois normale et rapide pour une nageuse, mais avec quelques épreuves. J'ai débuté la natation à l'âge de 8 ans et dès 1985 je suis membre de l'équipe nationale. Ce qui a fait en sorte que j'ai dû quitter ma ville natale de Montmagny a un très jeune âge pour venir à Montréal. Tout semblait aller comme prévu quand j'ai été forcé de rater les Jeux du Commonwealth d'Édimbourg en 1986 à la suite d'un tympan perforé. Après seulement trois ans sur l'équipe canadienne, je participais à mes premiers Jeux olympiques à Séoul en 1988. En tout j'ai participé à trois Jeux olympiques (1992 et 1996) dans ma spécialité, la brasse. »

Quelle est la sensation de participer aux cérémonies d’ouverture?

« Les épreuves de la natation sont toujours dans la première semaine des Jeux olympiques, alors je n’ai jamais eu l’occasion de participer au défiler des athlètes. Par contre, à mes premiers Jeux, j’ai assisté aux cérémonies d’ouverture dans le stade et c’était quelque chose de magique et magnifique. Dommage qu’à cette époque nous n’avions pas de caméra numérique, on prenait des photographies avec nos bons vieux Kodaks. »

« Une cérémonie d’ouverture pour un athlète ce sont des heures et des heures d’attente et toujours debout !!! On attend que ce soit notre tour d’entrer sur la piste du stade. On vit des moments de très grandes émotions et par la suite, on assiste au spectacle, la plupart du temps, encore debout !!! Mais une cérémonie d’ouverture, c’est tellement grandiose. On réalise à quel point nous sommes privilégiés de participer au plus grand événement sportif qui existe. »

Quel est votre plus beau souvenir et moins beau souvenir des Jeux?

« Mon souvenir le plus difficile a été lors de mes premiers Jeux olympiques en 1988. Lorsque l’on a appris que Ben Johnson a eu un test antidopage positif, on a reçu la consigne de ne pas répondre aux questions des médias, de ne pas nous prononcer sur le sujet. J’étais jeune et cela m’a marqué énormément. »

« Mon plus beau souvenir a été ma quatrième position au 100 mètres brasse à Barcelone en 1992. La finale avait lieu le jour de l’anniversaire de mariage de mes parents et ils étaient sur place avec mon frère. J’avais dit à mon frère  que j’offrirais à nos parents le plus beau bouquet de fleurs, celui que l’on remet lors de la cérémonie des médailles. J’ai terminé quatrième, à 46 centièmes de seconde du bouquet de fleurs (et de la médaille de bronze). Mais ce fut un moment mémorable pour nous tous !!! »

Comment était la vie dans le village olympique? Avez-vous été témoin de grands moments olympiques ?

« J’occupais surtout mes temps libre à écouter de la musique et lire. Comme les compétitions de natation sont toujours dans la première semaine des Jeux, j'ai pu assister à d’autres épreuves olympiques, surtout du plongeon et de l'athlétisme. J’ai eu le privilège d’être dans le Stade olympique à Atlanta quand le relais canadien du 4 x 100 mètres, avec Bruny Surin et Donovan Bailey, a battu les Américains pour gagner la médaille d’or. »

Comment votre expérience olympique vous a aidé dans votre après-carrière d'athlète?

« J'ai fait mes débuts en marketing pour mon commanditaire, Cascades. Encore aujourd'hui, on associe mon grand sens de l'organisation et mon leadership à ma carrière en natation. »

Comment allez-vous vivre les Jeux olympiques de Londres?

« Je vais écouter cela en famille à la maison. Mon mari, qui est lui aussi un ancien nageur de brasse, et moi allons suivre avec attention toutes les finales de natation. Bien sûr que je vais écouter les autres sports, j’ai beaucoup d’intérêt pour le plongeon, la gymnastique et l'athlétisme. »

lundi 30 juillet 2012

Mon expérience olympique - Annie Pelletier

Annie Pelletier

Aujourd’hui, Annie Pelletier nous parle de son expérience olympique.

Annie Pelletier, qui rêvait des Jeux olympiques depuis l’âge de cinq ans, a un palmarès bien étoffé ; elle a remporté la toute première médaille du Canada, le bronze, aux Championnats mondiaux aquatiques, disputés à Rome en 1994, en plus de récolter deux médailles d’or aux Jeux du Commonwealth en 1994. Aux Jeux panaméricains en 1995, elle a obtenu l'or au tremplin de 3 mètres et l'argent à celui d'un mètre. De plus, elle fut médaillée d’or au tremplin de 3 mètres au Grand Prix FINA Coupe Canada en 1996. Aux Jeux olympiques d'Atlanta, elle effectua un revirement spectaculaire, passant de la 17e place après le tour préliminaire jusqu'à la troisième position en finale du tremplin de trois mètres.

Elle a été intronisée au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2008.

Comment s'est déroulée votre qualification pour les Jeux olympiques? Y a-t-il eu beaucoup d'embûches en cours de route vers votre expérience olympique?

« J'ai tenté de me qualifier pour les Jeux olympiques de Barcelone en 1992, mais j'ai raté ma qualification par une seule place. Quelle déception, mais je n’ai pas abandonné. J’ai continué avec l’objectif d’aller aux Jeux olympiques d’Atlanta. Quand j’ai obtenu ma qualification pour les Jeux en mai 1996, cette journée fut à la fois stressante et remplie d’émotions. J’ai aussitôt pensé à mes parents, mon copain de l’époque et aussi à celui qui a été mon entraîneur jusqu’en 1988, Donald Dion. »

Quelle est la sensation de participer aux cérémonies d’ouverture?

« La cérémonie d’ouverture, c’est long et il y a beaucoup d’attente. Et être à Atlanta en plein mois de juillet, il fait très chaud. Mais lorsque je suis entrée dans le stade sous tous ces applaudissements, j’ai tout oublié en un battement de cil! J’avais des larmes aux yeux, même si j’essayais de me contenir afin de ne pas me laisser envahir par l’ampleur de l’événement et par le fait même par cette pression énorme et les attentes qui viennent avec. Mais quand Céline Dion a chanté lors de la cérémonie, cela m’a rassurée car je m’identifiais beaucoup à elle, elle me rappelait mes racines. J’étais en pays de connaissance, je me sentais chez moi, pas trop dépaysée. À plusieurs reprises, j’ai remercié la vie et le Bon Dieu d’avoir la santé pour exploiter mon talent au maximum. J’ai eu la santé et mon caractère d’entêtée a fait le reste! »

Quel est votre plus beau souvenir et moins beau souvenir des Jeux?

« Mes plus beaux souvenirs ce sont lorsque j’ai marché avec les deux autres médaillées jusqu’au podium, la cérémonie de médailles comme telle et le défilé autour de la piscine pour montrer notre médaille et prendre des photos les trois ensemble, saluer les gens dans la foule, dont plusieurs agitaient le drapeau du Canada. Ce sentiment de fierté et de réussite fut quelque chose d’énergisant pour plusieurs mois à venir. »

« Ce que j’ai moins aimé, c’est à la suite de l’attentat à la bombe dans le parc olympique, la sécurité était devenue maximale. Tout était plus long, il fallait s’armer de patience! »

À qui ou à quoi pensiez-vous avant de monter sur le podium lors de la cérémonie de remise des médailles?

« C’est incroyable comment cette cérémonie de remise des médailles passe tellement, mais tellement vite! J’avais des « flashbacks » ici et là. J’ai pensé à ceux qui ont cru en moi et aussi à ceux qui ont tenté de me mettre les bâtons dans les roues. Mais plus que tout, j’ai pensé à ces fameux dessins que je faisais souvent dès l’âge de 5 ou 6 ans alors que je me dessinais sur un podium avec une médaille autour du cou. C’était à tout fin pratique identique! »

Comment votre expérience olympique vous a aidé dans votre après-carrière d'athlète?

« Ce que j’ai grandement appris, c’est que je sais maintenant que je peux rebondir dans tous les genres de situation, peu importe la pression. Je vais toujours me rappeler que j’ai tous les outils en moi pour surmonter l’adversité et réussir tout ce que je souhaite accomplir si j’y mets le temps, les énergies, la détermination, la conviction et beaucoup d’amour. »

Comment allez-vous vivre les Jeux olympiques de Londres?

« Je vais vivre ça en direct, car je suis analyste à RDS pour les compétitions de plongeon en compagnie de Félix Séguin. »

dimanche 29 juillet 2012

Mon expérience olympique - Jean-Marc Chouinard


C’est au tour de l’escrimeur Jean-Marc Chouinard de nous parler de son expérience olympique.

Spécialiste de l’épée, il a mérité dix titres canadiens (individuel et par équipe) au cours de sa carrière. Chouinard a participé aux Jeux olympiques à quatre occasions (de 1984 à 1996) et passa tout prêt du podium (quatrième place) en équipe de l’épée. Sur le circuit de la coupe du monde, Chouinard a remporté six épreuves au cours de sa carrière et fut classé cinq fois parmi les six meilleurs au monde ; en 1986-1987, il a terminé au 4e rang mondial, alors qu'en 1994-1995 il a occupé la 3e place mondiale.

Jean-Marc Chouinard a été intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 2003.

Jean-Marc Chouinard
Comment s'est déroulée votre qualification pour les Jeux olympiques? Y a-t-il eu beaucoup d'embûches en cours de route vers votre expérience olympique?

« En 1984, je débutais ma première saison à titre de senior et les Jeux de Los Angeles semblaient un rêve presque hors de ma portée. Par contre ma saison a bien été et j’ai fait quatre finales de la coupe du monde, ce qui m’a permis d’obtenir mon billet pour les Jeux. En 1988, ça été un peu plus difficile pour moi, car j’avais un horaire plus chargé, terminant une maîtrise à l’université et mon parcours en saison a donc été un peu plus difficile. Mais lors de ma première qualification pour les Jeux olympiques, ce fut comme l’aboutissement d’un rêve»

Quelle est la sensation de participer aux cérémonies d’ouverture?

« J’ai participé aux cérémonies d’ouverture en 1984 et 1992. Dans les deux cas, il y avait une très grande charge émotive. Je devais me pincer pour réaliser vraiment que j’étais là, à défiler dans le stade en compagnie de l’élite mondiale. Une cérémonie d’ouverture c’est quelque chose de magique, mais également de symbolique. »

Quel est votre plus beau souvenir et moins beau souvenir des Jeux?

« J’ai vécu de très beaux moments. Le sentiment de plénitude lors des cérémonies d’ouverture en 1984. J’ai aussi assisté à un show des Beach Boys en 1984 ou des spectacles de jazz à Atlanta. Et j’aimais cette vie pour deux semaines. Voir tous ces sportifs de partout dans le monde, qui sont nos amis pour la quinzaine olympique. Se joindre à des groupes d’athlètes pour faire du jogging. »

« Ma grande déception, c'est arrivé à Atlanta en 1996. Je savais que j’en étais à ma dernière expérience olympique et je voulais terminer sur une bonne note. Malheureusement j’ai subi une blessure au coude en 1995 et j’ai traîné cette blessure jusqu’aux Jeux. C’est triste, car je n’ai pas été capable de me donner à ma pleine mesure. »

Avez-vous eu la chance d’assister à d’autres compétitions sportives aux Jeux?

« Je suis un amoureux du sport et j’ai toujours été curieux des autres disciplines sportives. Alors j’en profitais et j’assistais à du handball, de la boxe, du cyclisme. Au cours de ma carrière olympique, j’ai pu assister aux performances exceptionnelles de Sergei Bubka au saut à la perche. Il y a aussi à Séoul en 1988, quand j’étais dans le stade alors que Flo-Jo (Florence Griffith Joyner) a établi son record du monde au 100 mètres. J’étais assis dans les premières rangées, tout prêt du box des photographes. Quel moment magique! Il y a également à Beijing en 2008 quand j’étais présent pour la très belle performance de Christine Girard en haltérophilie. »

Comment votre expérience olympique vous a aidé dans votre après-carrière d'athlète?

« La chose que j’ai retenue est que le processus est plus important que le résultat. Le parcours olympique m’a enseigné que l’on doit avoir de la patience et une vision à long terme. Le sport nous aide dans la découverte de soi-même et avoir cette détermination sur une longue période. Il n’y a rien d’instantané. »

Comment allez-vous vivre les Jeux olympiques de Londres?

« Je vais suivre cela avec beaucoup d’intérêt à la télévision et dans les journaux, mais également je vais me nourrir d’information provenant de toutes les sources possibles pour ce grand festin sportif. »