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dimanche 14 février 2010

Quelques notes d'histoire sur les sports olympiques

Par Paul Foisy

Alors que les Jeux de Vancouver battent leur plein, je vous invite à consulter le site internet du Panthéon des sports du Québec afin de lire quelques notes d'histoire sur les sports olympiques. Ces articles, publiés dans la Série olympique, comportent des informations concernant l'histoire de ces sports au Québec.

Photographie </P>
<P></P>
<P>Ski à Sainte-Agathe, QC, 1905 </P>
<P>VIEW-6442.G
Photo: Musée McCord

Série olympique, le bobsleigh
Série olympique, le hockey sur glace
Série olympique, la luge
Série olympique, le patinage artistique
Série olympique, le patinage de vitesse
Série olympique, le patinage de vitesse courte piste
Série olympique, le ski de fond
Série olympique, le ski alpin
Série olympique, le ski acrobatique

Pour nous au Québec, il n’y a aucun doute que les Jeux de Montréal ont suscité un plus grand intérêt pour les sports et l’activité physique. Au fil des ans, des centaines de milliers de Québécois ont pratiqué un ou des sports. C’est ce qui constitue la base de la pyramide sportive. Au sommet de cette pyramide, nous retrouvons des athlètes qui par leur talent, leur discipline et leur détermination, se sont taillés une place au sein de l’élite sportive canadienne et mondiale. Et lorsqu’il est question des Jeux olympiques d’hiver, nous répondons présents! Selon le site du Comité olympique canadien, l’équipe nationale est formée de 206 athlètes et 50 d’entre eux proviennent du Québec.

Mais cette participation québécoise ne date pas d’aujourd’hui. Depuis sa création en 1990 et sa première intronisation en 1991, le Temple de la renommée des sports du Québec a ouvert ses portes à plusieurs athlètes olympiques d’hiver. En observant la liste de ces intronisés, on voit se dessiner notre histoire olympique. D’abord, il y a peu de hockeyeurs, car pendant une longue période, nos athlètes de pointe étant des professionnels ont été exclus des Jeux olympiques. Ensuite, la majorité des intronisés ont pris part aux Jeux après l’avènement des Jeux de Montréal.

Au cours des prochaines semaines, nous serons témoins de grands exploits sportifs. Sachons simplement que par le passé, des athlètes se sont illustrés et ont montré le chemin à suivre à nos athlètes d’aujourd’hui. Et demain, d’autres suivront leurs traces, pour que vive notre histoire sportive!



Depuis les débuts des Jeux olympiques d'hiver, plusieurs membres du Temple de la renommée des sports du Québec ont participé aux Jeux olympiques d’hiver.

Biathlon
Myriam Bédard
En biathlon, Myriam Bédard a pris part à trois olympiades d’hiver. À Albertville, en 1992, elle réalise une 12e place aux 7,5 km sprint, une onzième place au relais 3 X 7,5 km et une médaille d’or aux 15 km individuel. Quatre ans plus tard, à Lillehammer, elle obtient une 15e place au relais 4 X 7,5 km et deux médailles d’or aux 7, 5 km et 15 km. Elle termine son expérience olympique à Nagano, en 1998, avec une 50e place aux 15 km, une 32e aux 7,5 sprint et une 17e au relais 4 X7,5 km.

Bobsleigh
Vic Emery, John Emery, Doug Anakin et Peter Kirby
En bobsleigh, l’équipage formé de Vic et John Emery, de Doug Anakin et de Peter Kirby, obtient une surprenante médaille d’or en bob à quatre aux Jeux olympiques d’Innsbruck en 1964.

Hockey
Jacques Lemaire
Aux Jeux de Vancouver, en 2010, Jacques Lemaire sera entraîneur associé de l’équipe masculine de hockey.

France St-Louis
Aux Jeux olympiques de Nagano, en 1998, France St-Louis fait partie de l’équipe canadienne qui remporte la médaille d’argent lors du premier tournoi de hockey féminin olympique.

Raymond Bourque
En 1998, aux Jeux de Nagano, le hockey olympique s’ouvre aux professionnels de la Ligue nationale de hockey. Raymond Bourque est de l’équipe canadienne qui termine au 4e rang du tournoi olympique.

Robert Rousseau
À Squaw Valley, en 1960, Robert Rousseau fait partie de l’équipe canadienne qui remporte la médaille d’argent.

Luge et ski alpin
Linda Crutchfield
En ski alpin, Linda Crutchfield prend part aux Jeux olympiques d’Innsbruck en 1964. Elle termine 32e en slalom géant, 24e en descente et 16e en slalom. Quatre ans plus tard à Grenoble, elle prend part à la compétition de luge et glisse vers une 12e place.

Patinage artistique
Isabelle Brasseur, Lloyd Eisler
Lloyd Eisler commence sa carrière olympique en patinage artistique en couple mixte lors des Jeux de Sarajevo en 1984. Il obtient alors une 8e position. Quatre ans plus tard, à Calgary, il forme un duo avec Isabelle Brasseur et ils obtiennent une 9e position. En 1992, à Albertville, et en 1994, à Lillehammer, le couple termine en première position et touche l’or à deux reprises.

Patinage de vitesse
Gaétan Boucher
En patinage de vitesse longue piste, Gaétan Boucher prend part à quatre Jeux olympiques d’hiver entre 1976 et 1988. Au cours de ces Jeux, il participe à douze épreuves, remportant l’argent aux 1000 m, à Lake Placid, en 1980, l’or aux 1000 m et 1500 m à Sarajevo, en 1984, et le bronze aux 500 m au même endroit.

Patinage de vitesse, courte piste
Isabelle Charest
Isabelle Charest participe à trois Jeux olympiques en patinage de vitesse courte piste. À chaque occasion, elle remporte une médaille. En 1994, à Lillehammer, elle obtient l’argent au relais 3000 m. Quatre ans plus tard, à Nagano, elle mérite l’or dans la même épreuve et à Salt Lake City, en 2002, elle réalise une 4e place aux 500 m et une première place au relais 3000 m.

Sylvie Daigle
En patinage de vitesse longue piste, Sylvie Daigle obtient une 19e place aux 500 m lors des Jeux olympiques de Lake Placid en 1980. Quatre ans plus tard, elle finit respectivement au 20e, 22e et 25e rang lors des 500 m, 1500 m et 1000 m. En 1992, à Albertville, elle opte pour la courte piste et remporte une médaille d’or au relais 3000 m. En 1994, elle poursuit à Lillehammer avec une 10e place aux 500 m, une 7e place aux 1000 m et une médaille d’argent au relais 3000 m.

Marc Gagnon
Marc Gagnon, ce spécialiste du patinage de vitesse courte piste récolte cinq médailles lors de trois Jeux olympiques. D’abord, le bronze aux 1000 m en 1994, à Lillehammer. Puis, l’or au relais 5000 m à Nagano, en 1998. Il poursuit sur sa lancée en 1992, à Salt Lake City, avec le bronze aux 1500 m et l’or aux 500 m et au relais 5000 m.

Nathalie Lambert
En patinage de vitesse courte piste, Nathalie Lambert remporte l’or au relais 3000 m lors des Jeux olympiques d’Albertville, en 1992, en plus de terminer 6e aux 500 m. Deux ans plus tard, elle obtient deux médailles d’argent aux 1000 m et au relais 3000 m lors des Jeux de Lillahammer.

Annie Perreault
En 1992, en patinage de vitesse courte piste, Annie Perreault remporte l’or au relais 3000 m aux Jeux d’Albertville. Quatre ans plus tard à Nagano, elle récolte le bronze dans la même discipline et s’illustre aux 500 m en mettant la main sur une médaille d’or.

Ski acrobatique
Jean-Luc Brassard
En ski acrobatique, Jean-Luc Brassard prend part à quatre Jeux olympiques. Ce spécialiste des bosses obtient une 7e place à Albertville, puis remporte l’or à Lillehammer deux ans plus tard. À Nagano, en 1998, il termine en 4e place et met un terme à sa carrière olympique avec une 21e place à Salt Lake City en 2002.

Nicolas Fontaine
Nicolas Fontaine est un spécialiste des sauts en ski acrobatique. Il prend part aux Jeux olympiques de Lillehammer en 1994, de Nagano en 1998 et de Salt Lake City en 2002. À ses premiers Jeux, en 1994, il signe sa meilleure performance avec une 6e place.

Lloyd Langlois
En ski acrobatique, ce spécialiste des sauts remporte une médaille de bronze à Lillehammer en 1994. Cette médaille est précédée d’une troisième place à Calgary en 1988, alors que sa discipline était un sport en démonstration.

Philippe Laroche
Alors que le ski acrobatique est en démonstration à Albertville, en 1992, Philippe Laroche remporte la médaille d’or en sauts. Deux ans plus tard, à Lillehammer, ce membre de la Quebec Air Force obtient une médaille d’argent.

Ski alpin
Peter Duncan
En ski alpin, Peter Duncan participe à six épreuves lors des Jeux olympiques d’Innsbruck, en 1964, et de Grenoble, en 1968. À Grenoble, il signe sa meilleure performance en terminant 18e en slalom géant.

Mélanie Turgeon
En ski alpin, Mélanie Turgeon joue de malchance à Lillehammer en 1994, alors qu’elle abandonne le slalom et le slalom géant. Cette déveine se poursuit à Nagano par un abandon au combiné, mais termine 22e en descente et 20e en super G. Quatre ans plus tard, à Salt Lake City, elle franchit le fil d’arrivée en 20e place en super G et réalise sa meilleure performance en descente avec une 8e place.

Lucile Wheeler Vaughn
En ski alpin à Oslo, en 1952, Lucile Wheeler Vaughn termine 26e en slalom et 27e en slalom géant et en descente. Quatre ans plus tard, elle remporte une médaille de bronze en descente, tout en signant la 6e place en slalom géant lors des Jeux de Cortina d’Ampezzo.

Ski de fond
Pierre Harvey
En ski de fond, Pierre Harvey prend part aux Jeux olympiques de 1984 à Sarajevo et de 1988 à Calgary. En 1984, il termine à la 21e place aux 15km et 30 km classique et en 20e place aux 50 km. Quatre en plus tard à Calgary, il réalise son meilleur positionnement avec une 9e place aux relais 4 X 10 km. Il termine 21e aux 50 km libre, 17e aux 15 km classique et 14e aux 30 km classique.


Pour que vive notre histoire sportive!

samedi 5 décembre 2009

Elmer Lach et Émile Bouchard

Grande soirée hier alors que les Canadiens de Montréal retiraient le numéro 16 d'Elmer Lach et le numéro 3 d'Émile Bouchard, tous deux membres du Temple de la renommée des sports du Québec.

Voyez deux extraits de la cérémonie.





Visitez la page d'Émile Bouchard, intronisé au Temple de la renommée des sports du Québec en 1996.

Visitez la page d'Elmer Lach, intronisé au Temple de la renommée des sports du Québec en 2000.

Félicitations à ces deux joueurs qui ont fait vibrer des milliers de partisans!

Pour que vive notre histoire sportive!

mardi 20 octobre 2009

Jackie Robinson

Il y a 64 ans, le 23 octobre 1945, Jackie Robinson signait un contrat avec les Royaux de Montréal. En 1997, le Panthéon des sports du Québec soulignait de façon spéciale la carrière du célèbre athlète lors de son gala annuel. Voici un texte publié à cette
occasion.



Jackie Robinson. L’homme qui changea l’image du baseball

Le 31 janvier 1919 naquit Jack Roosevelt Robinson près de Cairo en Georgie.

Jacqui Robinson devient joueur de baseball professionnel au printemps 1945 avec les Kansas City Monarchs de la Negro American League. En tant que recrue, il parcourt les États-Unis, avec les Monarchs pour 400$ par mois. En août de la même année, il rencontre Branch Rickey, le propriétaire des Dodgers de Brooklyn qui avait parcouru les États-Unis à la recherche d’un joueur de baseball noir capable de soutenir la pression d’être le premier joueur de couleur des ligues majeures. Jackie Robinson franchit le seuil du baseball professionnel des blancs à cette rencontre en signant un contrat avec le club ferme des Dodgers, les Royaux de Montréal.

La suite du texte sur le site du Pantheon des sports du Québec

lundi 21 septembre 2009

Sous la férule de Dick Irvin

Bonjour,

Sur le site du Panthéon, Paul Foisy publie la deuxième partie d’un texte sur le camp d’entraînement du Canadien à Saint-Hyacinthe. Nous y verrons plus en détail les activités qui se sont déroulées lors du camp pré-saison de la campagne 1940-1941. Sous la férule de Dick Irvin, les joueurs du Canadien participent à un vrai camp de travail!

Voyez la deuxième partie du texte en cliquant ici

Éphémérides sportives
Recueillies par Daniel Papillon



Il y a 50 ans …

Les lancers de Howe et Bathgate l’ont décidé!
C’est définitif, Plante portera un masque


Les Canadiens sont devenus populaires à travers le monde à cause principalement du nombre de joueurs étoiles qu’ils ont alignés depuis déjà plusieurs années. Ces vedettes ont également contribué largement à la popularité du hockey et des Canadiens en particulier en s’avérant d’excellents ambassadeurs de bonne entente partout où elles sont allées.

(…) Sans probablement y penser, plusieurs joueurs des Canadiens attirent à eux seuls des milliers de personnes dans les villes américaines.

(…) Le temps passe et les Canadiens ont encore le doigté magique du spectaculaire. Ainsi, pour ajouter à leur actif autant publicitaire que spectaculaire, le Tricolore a réussi à mettre la main sur Jacques Plante, le gardien de buts le plus spectaculaire et probablement le plus discuté de l’histoire du hockey.

(…) C’est au cours de la semaine qui s’achève que Plante a expérimenté pour la première fois le nouveau masque protecteur et il s’est dit enchanté de l’acquisition de ce protecteur révolutionnaire. L’idée du nouveau masque a été conçue par Bill Burchmore, de la firme Fiberglass, il y a 2 ans.

Le Petit Journal, dimanche le 27 septembre 1959, p.130

Il y a 100 ans…

La lutte
Un chat en farine


Truqués ces Américains!
Le fameux O’Connell qui doit rencontrer Tremblay ce soir, au parc Sohmer, n’est autre, nous apprend une dépêche de Toledo, que Jack Billiter, un lutteur de très grands moyens, que son frère John a entraîné pour briser les os de Tremblay, croyant que c’est là la meilleure tactique à employer pour détrôner le champion du monde. Informé de ce travestissement, de la dernière minute, Eugène n’a pas paru trop s’en émouvoir et s’est contenté de sourire. C’est sa manière à lui, de recevoir des nouvelles qui décourageraient tout autre lutteur. Mais, que voulez-vous? Eugène est ainsi fait! Ce sourire d’occasion est croyons-nous, la manifestation d’une intention bien arrêtée de renverser l’impudent qui a osé jouer au « chat enfariné ». Pauvre Billiter, nous le plaignons d’avance! Il t’en coûtera ce soir d’avoir impudemment provoqué le champion des champions!

Le Canada, vendredi le 24 septembre 1909, p.3

mercredi 16 septembre 2009

Le camp d'entraînement du Canadien à St-Hyacinthe!

Bonjour à tous,

Le Canadien de Montréal dispose aujourd’hui d’un centre d’entraînement moderne situé à Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal. Cette année, le CH y tient son camp pré-saison en vue de la prochaine campagne.

Dans un premier article d’une série de deux, publié sur le site du Panthéon des sports du Québec, nous verrons que lors de la saison 1940-1941, le Tricolore avait choisi les installations modernes de Saint-Hyacinthe pour y tenir son camp d’entraînement.

À cette époque, l’équipe qui célèbrera son centenaire le 4 décembre prochain, comptait dans ses rangs Toe Blake, nouvellement capitaine, et les deux recrues John Quilty et Elmer Lach.

Consultez l’article en cliquant ici

Photo: collection Mario Trépanier

dimanche 13 septembre 2009

Le sport, par delà la conquête

Par Paul Foisy

Depuis quelques mois, et particulièrement cette semaine alors que la date du 13 septembre 2009 marque le 250e anniversaire de la bataille des Plaines d’Abraham, nous entendons parler d’histoire, de guerre, de politique et de moulins à paroles. Peu importe l’angle abordé, ce qui est bien c’est que l’on discute d’un jalon important de l’histoire du Québec.

Cette victoire britannique de septembre 1759 et la capitulation française l’année suivante jouent également un rôle déterminant dans l’intégration et la diffusion des sports sur notre territoire.



En effet, le sport étant essentiellement d’origine britannique, il allait de soi que les colonisateurs anglais importent leurs us et coutumes avec eux. L’accroissement important de la population d’origine britannique et la concentration de celle-ci dans les grands centres que sont Montréal et Québec, favorisent le développement du sport dans ces deux villes.

Le fer de lance de l’intégration des sports est sans nul doute les courses de chevaux qui apparaissent à Québec dès 1764. Par la suite, on décèle la pratique du curling, de la course à pied, du cricket, des régates, de la boxe, de la chasse à courre et des jeux athlétiques entre les années 1800 et 1843. La raquette, en 1843, et la crosse en 1850, demeurent deux sports dont les origines sont amérindiennes et anglaises. La deuxième moitié du XIXe siècle favorisera l’émergence d’autres sports, tel le baseball en 1860 dont les souches sont américaines. En substance, pas moins de 28 sports apparaitront sur notre territoire au cours du XIXe siècle. Il y a là toute une facette de l’histoire du Québec à découvrir.

La présence d’un musée des sports du Québec permettra de créer une synergie où conjugueront les savoirs des chercheurs, des historiens et des spécialistes du domaine de la muséologie et des archives. Cette convergence, unique dans le domaine des sports, permettra dans un premier temps, de sauvegarder notre patrimoine sportif, mais elle assurera également de faire découvrir au grand public les origines et les fondements de la pratique sportive au Québec. Ainsi, les exploits de nos grands athlètes et l’action bénévole de milliers de Québécois depuis plus d’un siècle prendront ainsi tout leur sens.

Pour que vive notre histoire sportive, signons la pétition Notre histoire sportive, ça compte!

Photo: Graham Drinkwater et l'équipe de hockey des Victorias, Westmount, QC, vers 1895, copie réalisée avant 1963.


Anonyme - Anonymous
Vers 1895, 19e siècle
MP-0000.257.1
© Musée McCord

mardi 8 septembre 2009

Howie Morenz

Par Paul Foisy, chercheur en histoire du sport

Alors que l’été s’achève, les équipes de la Ligue nationale de hockey se préparent à une nouvelle saison. À Montréal, signe avant-coureur que le début du calendrier approche, le camp des recrues du Canadien débute cette semaine; il sera suivi du camp pré-saison quelques jours plus tard. Les temps ont bien changé…

En 1923, Léo Dandurand usait de toute sa force de persuasion pour convaincre une jeune recrue à se joindre à l’équipe. Le jeune « Howie » Morenz, l’éclair de Stratford, s’amena à l’entraînement au mois de novembre. L’équipe montréalaise venait d’embaucher celui qui serait un des plus grands joueurs de son époque.



Consultez sa biographie en cliquant ici

Cette semaine sur le site du Panthéon, des nouvelles des membres du Temple de la renommée des sports du Québec, Nathalie Lambert et Graham Cooke.


De plus, saviez-vous que le 7 septembre 1960 avait lieu la dernière partie des Royaux de Montréal?


Pour que vive notre histoire sportive au http://www.panthondessport.ca/


Photo: contrat d'Howie Morenz avec le Canadien de Montréal.

mercredi 26 août 2009

Signez la pétition en faveur du patrimoine sportif

Le Panthéon des sports du Québec, qui a pour mission de faire vivre l’histoire sportive du Québec, estime qu’il urge de poser des actions concrètes pour préserver notre richesse patrimoniale. À cet effet, le gouvernement du Québec doit intervenir en adoptant une politique visant à protéger officiellement le patrimoine sportif québécois et en érigeant un site officiel voué à sa préservation et à sa commémoration.


C'est pourquoi le Panthéon vous invite à vous joindre à tous ceux qui appuient cette cause en signant sa pétition : http://www.notrehistoiresportive.ca/

lundi 17 août 2009

Sur la piste du stade olympique de Berlin

Hier, le Jamaïcain Usain Bolt fracassait son propre record du monde sur la piste du stade olympique de Berlin. Ce stade possède une histoire particulière: en 1936, l'Américain Jesse Owens, avec ses quatre médailles d'or, mettait en pièce la théorie de la supériorité de la race aryenne préconisée par le régime nazi.

Lors de ces Jeux, le Canadien Philip Edwards fit de même en remportant sa cinquième médaille olympique.



Consultez la biographie de Philip Edwards, intronisé au Temple de la renommée des sports du Québec en 2005 sur le site du Panthéon:

lundi 10 août 2009

Bien avant la coupe Rogers...

Cette semaine, alors que l’attention des amateurs de tennis sera tournée vers le stade Uniprix où s’affrontent les plus grands du tennis masculin, nous vous présentons un article à propos de la pratique de ce sport à Québec.


Bien avant que le Panthéon ne souligne les exploits des Robert Bédard, François Godbout, Henri Rochon, Andrée Martin, Rolland Godin, Réjean Genois et Sébastien Lareau des clubs de tennis ont assuré la diffusion de ce sport au Québec. Paul Foisy jette un bref regard sur le développement du tennis à Québec au cours des années 1920.

Consultez l’article en cliquant ici.


Edgar Théorêt vous invite au tournoi de golf du Panthéon

Bonjour mes amis,

Le tournoi de golf est un élément essentiel de notre autofinancement. Nous vous encourageons donc à y participer et ainsi nous aider à réaliser nos projets, dont la mise sur pied d'un musée des sports.

Je remercie sincèrement messieurs Bernard Trottier, Robert Labelle et Jacques Lemaire qui ont accepté de parrainer cette 15e édition de notre tournoi de golf. Je désire également remercier monsieur Jacques Boucher, membre du conseil d'administration pour son implication dans l'organisation de l'événement.Au plaisir de vous rencontrer le 26 août au club St-Raphaël.

« Pour que vive notre histoire sportive »

Edgar Théorêt, président du Panthéon des sports du Québec.

lundi 29 juin 2009

Cette semaine, le site internet du Panthéon des sports du Québec vous présente, en exclusivité, un texte de l’historien Serge Gaudreau.

Dans cette première partie d’un texte intitulé « Il y a un siècle, les Canadiens français entreprenaient leur marche vers l’excellence sportive », ce passionné d’histoire du sport nous fait découvrir l’influence du docteur Joseph-Pierre Gadbois dans le développement de notre culture sportive.


Consultez la première partie du texte au www.pantheondessports.ca

Photo: le concours de la Brouette, La Presse, 21 janvier 1908, p.1

vendredi 29 mai 2009

Troisème partie d'une texte sur le cyclisme

Depuis plusieurs années, le cycliste est devenu un loisir par excellence. Mais cette activité physique est également pratiquée en tant que sport où la compétition détermine le meilleur de tous. Le Tour du Saint-Laurent de 1964 en est un exemple.


Jean Garon, membre de l'équipe canadienne du Tour du St-Laurent 1964.

Voyez la troisième partie d'un texte sur le Tour du Saint-Laurent 1964 sur le http://www.pantheondessports.ca/


Aurelio Battello, membre de l'équipe canadienne du Tour du St-Laurent 1964.

Photos: Fédération québécoise des sports cyclistes.

vendredi 15 mai 2009

Le tour du Saint-Laurent 1964 (2)

Par Paul Foisy

Voici le deuxième article d'une série de trois à propos du Tour cycliste du St-Laurent 1964.

L’équipe canadienne

Voici la composition de l’équipe canadienne telle que publiée dans les pages du journal Le Clairon, le 23 juillet 1964 : « Sélectionnés grâce à leurs performances accomplies dans la rude épreuve Québec-La Malbaie, ils forment un quatuor jeune et très entreprenant qui peut causer des sensations. Ces porte-couleurs du Canada sont le québécois Jean Garon, les Montréalais Jacques Lepage et Aurelio Battelio et l’Ontarien Jos Jones. Les trois premiers possèdent une longue expérience du « tour » et ont pris part à diverses grandes confrontations internationales en France, en Amérique du Sud et même en Australie ».

C’est la plus puissante équipe canadienne jamais formée à participer au tour. Leur directeur technique est Doug Perron. Il ne faut pas se surprendre si certains membres de cette équipe ont connu une belle carrière de cycliste. À preuve, Jean Garon a été intronisé au Temple de la Renommée du cyclisme québécois en 1986, tandis que Jacques Lepage le fut en 1994.

La bicyclette

Les vélos utilisés pour cette complétion pèsent près de vingt livres et sont munis de cinq vitesses. On utilise des « boyaux pneus » qui peuvent se réparer facilement et dont le prix est d'environ douze dollars à l’époque.

La caravane

Cette vaste organisation doit se déplacer d’étape en étape; on parle alors d’une caravane composée de plus de trois cents personnes.

Cette immense procession est composée des organisateurs, des commissaires de course, des cantiniers et de chars allégoriques publicitaires. Une auto est désignée à chaque équipe avec à son bord un directeur technique, un mécanicien ainsi qu’un soigneur. De plus, comme le tour veut assurer son financement, des spectacles sont organisés et présentés dans la plupart des villes étapes. Les journalistes canadiens et étrangers bénéficient d’une roulotte aménagée par la brasserie Molson où ils peuvent utiliser plusieurs lignes téléphoniques, des téléscripteurs et de la télé-photo.

Tous les membres de la caravane jouent un rôle précis. Parmi eux, Gaston Pouliot est le commissaire en chef du tour qui est sanctionné par l’Union cycliste Nationale. Les tâches dévolues au groupe de commissaires sont la vérification des signatures et des automobiles, les chandails et les dossards, le départ, la compilation des résultats, le chronométrage, le contrôle volant, le ravitaillement, l’application des règlements et la surveillance générale.

Pour nourrir tous les participants, le Capitaine L. Pinel est responsable de 37 personnes. Au cours de l’épreuve, les besoins en nourriture sont de quelque 1500 livres de bœuf, 100 gallons de jus d’orange concentré, 7200 œufs, 3000 barres de chocolat et plus de 400 livres de gâteau aux fruits!

Des équipes européennes rajeunies

L’épreuve québécoise est importante dans le calendrier des compétitions internationales. Quelques jours avant le départ de la première étape, les Français et les Russes sont désignés comme étant les favoris pour l’emporter. La plupart des pays européens renouvellent leurs équipes en envoyant de nouveaux participants. Parmi toutes les équipes européennes, seulement six des 24 cyclistes ont déjà participé au tour. On note l’absence du Russe Alexei Petrov, gagnant du tour en 1962 et du Hollandais Kees Haast qui remporta la victoire en 1963. En fait, cette édition du Tour du Saint-Laurent est perçue comme une épreuve préparatoire en vue des Jeux olympiques de Toyko qui se tiennent en octobre en 1964.

La course

Étape 1 Matane – Rimouski
Le 26 juillet 1964

Plus de 81 coureurs prennent le départ à Matane. La première étape de 64 milles est remportée par le Hollandais Eddy Beugels. Huit coureurs doivent changer de parcours à Sainte-Lucie à la suite d’un incendie dans le village. Ce détour les retarde de plus de 25 secondes.

Porteur du maillot jaune : Eddy Beugels, Hollande.

Étape 2 Rimouski circuit fermé
Le 26 juillet

C’est le Hollandais J. Van Der Vleuten qui remporte cette deuxième étape de 25 milles tenue dans les rues de Rimouski.

Porteur du maillot jaune : Eddy Beugels, Hollande.

Étape 3 Rimouski – Montmagny
27 juillet

Le Français Jacques Cadioux avait ménagé ses forces lors de la première étape, car il n’avait pas participé aux échappées. Lors de la troisième étape, il quitte le gros du peloton après 110 milles de route. Il entre dans Montmagny à une vitesse de 40 milles/heure au terme des 240 milles qu’il a franchis en 10 heures 53 minutes et 13 secondes (10 :53.13) il est accueilli en héros par Mlle cyclisme Montmagny et Mlle cyclisme Thetford qui lui présentent chacune une gerbe de fleurs.  Le Québécois Garon et le Russe Kapitonov s’échappent pendant trois milles : un convoi sur le chemin de fer au Bic les oblige à s’arrêter!

Porteur du maillot jaune : Antoni Palkoi, Pologne.

À suivre…

Photo : Jean Garon, membre de l’équipe canadienne
Source : www.fqsc.net/excellence/TDLR/JGaron1986.htm

jeudi 30 avril 2009

Le Tour du Saint-Laurent, édition 1964 (1)

Par Paul Foisy

Depuis plusieurs années, le cycliste est devenu un loisir par excellence. Mais cette activité physique est également pratiquée en tant que sport, où la compétition est à l’honneur afin de déterminer le meilleur de tous. Le Tour du Saint-Laurent en est un exemple.

Au début des années 1950, Yvon Guillou, nouvellement arrivé de Bretagne, manifeste le désir d’organiser une classique cycliste selon des critères semblables au Tour de France. En 1954 le projet voit le jour lors de la tenue de la première édition du Tour du Saint-Laurent. Au fil des années, cette épreuve prendra de l’ampleur et deviendra une compétition de calibre internationale. M. Guillou fut d’ailleurs intronisé au Temple de la Renommée du cyclisme québécois en 1989.


Photo: Centre d'histoire de Saint-Hyacinthe.

En regardant de plus près la présentation du Tour du Saint-Laurent 1964, nous sommes un peu plus en mesure de comprendre toute l’organisation que nécessite un tel événement, tout en nous faisant une idée plus précise de l’histoire du cyclisme au Québec.

À la lecture des journaux d’époque, on constate rapidement que cette compétition est perçue comme un gros événement que l’on compare au Carnaval de Québec. Pour mener à bien la réussite de la course, une vaste organisation est mise sur pied.

Le plus haut responsable de l’organisation est le Lieutenant-colonel Paul Vachon qui assure la présidence du Tour. À ses côtés, André Vaillant en est le coordonnateur. La préparation demande du temps, beaucoup de déplacements et elle amène Vaillant en Europe où il rencontre quatorze fédérations cyclistes. Le voyage porte fruits, car il réussit à obtenir la participation de la France pour une première fois : « Autant par sa brillante renommée de ses grandes vedettes du vélo que par celle de son fameux Tour de France, le pays de nos ancêtres s’est taillé une réputation mondiale sur la scène du cyclisme et le président du Tour du Saint-Laurent de 1964 peut considérer à juste titre comme une victoire personnelle la venue des athlètes français ». (1)


Photo:Le Lieutenant-colonel honoraire Paul Vachon,président du Tour du Saint-Laurent 1964. Source: Biographies Canadiennes Françaises. J.A. Fortin éditeur, 1965.

Les équipes

En plus de l’équipe française, plusieurs pays européens participent à la course : la Pologne, la Belgique, l’Allemagne de l’Ouest, la Russie, l’Autriche, la Hollande, la Suisse, l’Italie l’Angleterre et la Yougoslavie. Un pays nord-africain, la Tunisie, est aussi présent. À toutes ces équipes d’outre-mer, il faut ajouter des formations nord-américaines telles le Canada, le Québec et l’Ontario.

En tout, plus de 81 concurrents prennent le départ de la course la plus longue de l’histoire du Tour. Les coureurs doivent franchir plus de 1500 milles répartis sur seize étapes du 26 juillet au 9 août.

L’équipe canadienne

Voici la composition de l’équipe canadienne telle que publiée dans les pages du journal Le Clairon de Saint-Hyacinthe, le 23 juillet 1964 : «Sélectionnés grâce à leurs performances accomplies dans la rude épreuve Québec-La Malbaie, ils forment un quatuor jeune et très entreprenant qui peut causer des sensations. Ces porte-couleurs du Canada sont le québécois Jean Garon, les Montréalais Jacques Lepage et Aurelio Battelio et l’Ontarien Jos Jones. Les trois premiers possèdent une longue expérience du « tour » et ont pris part à diverses grandes confrontations internationales en France, en Amérique du Sud et même en Australie ».

C’est la plus puissante équipe canadienne jamais formée à participer au tour. Leur directeur technique est Doug Perron. Il ne faut pas se surprendre si certains membres de cette équipe ont connu une belle carrière de cycliste. À preuve, Jean Garon a été intronisé au Temple de la Renommée du cyclisme québécois en 1986, tandis que Jacques Lepage le fut en 1994.

(1) La France au Tour du Saint-Laurent. Le Soleil, 10 juillet 1964.

À suivre…