dimanche 22 avril 2012

Nouvelles des temples : Temple de la renommée du curling

C’est hier qu’avait lieu la soirée hommage à André Ferland alors que l’on a fait une pierre deux coups et qu’il fut intronisé aux Temple de la renommée du curling canadien et au Temple de la renommée du curling québécois.

Surnommé « Monsieur Curling », André Ferland a été l’entraîneur de nombreuses équipes de niveaux junior et sénior au cours de sa longue carrière. Il était notamment l’entraîneur de deux équipes du Québec gagnantes du titre junior canadien ; l’une équipe fut celle de Denis Marchand, formation championne en 1980 et l’autre de Michel Ferland, équipe championne en 1992.

Ferland a été également entraîneur de différentes équipes à 10 championnats canadiens juniors, deux championnats du monde juniors, deux tournois du Briers, trois Tournois des Coeurs. Il a aussi entraîné plusieurs équipes de la France, notamment l’équipe masculine aux Championnats du monde en 2010, ainsi qu’aux Jeux olympiques de Vancouver en 2010.



Le Temple de la renommée du curling québécois a vu le jour en 2011 et compte maintenant trois personnalités intronisées. Outre Ferland, on y retrouve également Agnès Charette (joueuse) et Rita Proulx (bâtisseuse).

lundi 16 avril 2012

Quand « Butch » Bouchard taquinait le Rocket

Monsieur Edgar Théorêt, président du Panthéon des sports du Québec était visiblement attristé par le décès d’Émile « Butch » Bouchard quand nous lui avons parlé dimanche.

Monsieur Théorêt a bien connu l’ancien capitaine des Canadiens de Montréal. « Quand j’ai commencé à travailler avec la Fédération de natation en 1974, nos bureaux étaient situés au-dessus de son restaurant. C’était un grand homme, intègre, qui a toujours été impliqué dans le sport amateur. »

« Une fois lors d’un tournoi de golf du Panthéon des sports du Québec, nous étions assis au tour d’une table avec « Butch » Bouchard et Maurice Richard. Plusieurs personnes demandaient au Rocket quels étaient ceux qui lui avaient donné le plus de problèmes durant sa carrière. Alors que les gens lançaient les noms de Ted Lindsay (Red Wings) ou Léo Labine (Bruins), Émile Bouchard, qui était pince sans rire, a dit : Vous vous trompez tous, ce fut Clarence Campbell! »

Monsieur Théorêt et son épouse offrent leurs sympathies à Marie-Claire, ses enfants et petits-enfants.

samedi 14 avril 2012

Émile "Butch" Bouchard 1919-2012

C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès d’Émile Bouchard. Un des grands défenseurs de la glorieuse histoire des Canadiens de Montréal, il a été un pilier de l’équipe montréalaise dans les années 1940 et 1950. Un grand homme et un champion vient de nous quitter. Merci d’avoir porté, si fièrement et avec autant de dignité, le flambeau avec vos bras meurtris.

« Butch » Bouchard fut intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 1996.

La grande famille du Panthéon des sports du Québec souhaite offrir ses plus sincères sympathies à la famille éprouvée.

Voici une courte biographie d’Émile « Butch » Bouchard :
Au tournant des années 1940, Émile « Butch » Bouchard est un pilier, avec Maurice Richard, de la dynastie du Club de hockey Canadien.

Né à Montréal, le 4 septembre 1919, Émile Bouchard, dès son jeune âge, solide et vigoureux, n’a cessé d’être actif. Hockey, baseball, jardinage, apiculture (de 1938 à 1950) l’ont tenu occupé.

Il a toutefois dû attendre ses 16 ans avant de se procurer une première paire de patins grâce à un prêt de son frère Marcel lequel lui a permis d’acheter un équipement complet avec 35$. Jeune adulte, il pense faire carrière dans une institution bancaire mais il a opte pour le hockey après avoir pris connaissance des conditions salariales. Au hockey senior, il pouvait gagner 75$ par semaine alors qu’on ne lui offrait que 7$ à la banque.

Émile Bouchard avait fait le bon choix, comme en témoigne sa brillante carrière de 15 ans avec le Canadien de Montréal, de 1941 à 1956, dont huit saisons à titre de capitaine. Il a été élu trois fois sur la première équipe d’étoiles et deux fois sur la deuxième avant qu’une blessure à un genou, en 1947 ne compromette sa carrière.

Élu au Temple de la renommée du hockey en juin 1966, il a aussi été longtemps associé au hockey junior. Dès 1948, alors qu’il soigne sa blessure au genou, il dirige l’équipe de la Palestre nationale. Parmi les joueurs sous sa gouverne, on retrouve Bernard Geoffrion, Henri Richard, Claude Provost et Phil Goyette.

Depuis la saison 1975-76, le meilleur défenseur de la Ligue de hockey junior majeur du Québec se voit remettre le trophée Émile-Bouchard. Au nombre des récipiendaires de ce trophée très convoité, on retrouve les Raymond Bourque, Éric Desjardins et Patrice Brisebois.

Émile Bouchard a aussi une grande passion pour le baseball. Après sa retraite du hockey, il a été nommé président des Royaux de Montréal en 1957, une équipe championne qui alignait des joueurs tels Tommy Lasorda, Sparkey Anderson et Jim Gentile.

De plus, Émile Bouchard s’est toujours impliqué dans les communautés où il a vécu. Que ce soit comme président du centre récréatif des résidents du lac Raymond dans les Laurentides, ou à titre de fondateur de l’équipe de baseball junior les Ducs de Longueuil ou encore d’échevin dans cette même ville.
Marié depuis 1947 à Marie Claire MacBeth, Émile Bouchard est père de cinq enfants – dont Pierre qui a lui aussi joué pour le Canadien dans les années 70 – et le grand-père de sept petits enfants.

« Butch » Bouchard est une des figures légendaires du sport au Québec. Il rappelle cette époque glorieuse où les sportifs étaient avant d’abord des héros. Des modèles, vers lesquels les plus jeunes levaient les yeux pour s’en inspirer. C’est à ce titre qu’il s’est mérité une place au Panthéon des sports du Québec parmi les plus grands de notre histoire sportive. C’est un honneur de rendre hommage à cet homme intègre qui s’est affirmé à la fois comme sportif et bâtisseur.

mercredi 11 avril 2012

Claude Raymond analyse la saison 2012

Récemment, le Panthéon des sports du Québec a rencontré Claude Raymond pour connaître son opinion sur la saison de baseball qui s’amorce. Pour nous, il analyse les forces en présence, commente l’embauche de Bobby Valentine, la nouvelle formule des éliminatoires, la vente des Dodgers et les matchs joués au Japon pour débuter la saison.

La Ligue nationale

Dans la division Est de la Ligue nationale, Claude Raymond voit encore les Phillies terminer au premier rang. « Jonathan Papelbon est une grosse acquisition pour Philadelphie, une amélioration en comparaison à Brad Lidge. Papelbon va connaître une grosse saison. Les Marlins de Miami se sont grandement améliorés avec l’arrivée des Carlos Zambrano, Mark Buehrle, Heath Bell et José Reyes. Une équipe capable de faire les séries. »

« Je voyais les Braves d’Atlanta forts, surtout avec tous les jeunes de talent comme Heyward et Freeman. Présentement l’absence de Chipper Jones, leur leader, leur fait mal. »

« La division Centrale de la Ligue nationale est assez faible. Ce sera une course entre Saint Louis, Milwaukee et Cincinnati, de dire M. Raymond. « Les Cardinals vont ressentir la perte d’Albert Pujols, mais également des départs de Tony LaRussa (gérant) et de Dave Duncan (instructeur des lanceurs). Les Reds se sont améliorés, mais peut-être pas assez pour passer devant les Cardinals et les Brewers. À Milwaukee, la perte de Prince Fielder fait mal, alors que Ryan Braun a ses petits problèmes (test de dopage positif, finalement la décision fut renversée) qui peuvent le distraire. Je ne suis pas un grand fan des Brewers. Ce sera l’équipe la plus épargnée par les blessures qui va l’emporter. »

Dans la division Ouest de la Ligue nationale, Claude Raymond croit que l’Arizona est encore la meilleure équipe sur papier, bien qu’il redoute les Giants de San Francisco, très forts au monticule.

Le circuit junior

« Dans l’Est de l’Américaine, j’aime bien les Rays de Tampa Bay. C’est une très bonne équipe avec un excellent gérant en Joe Maddon qui sait toujours tirer le maximum de ses joueurs. Si les Rays évitent les blessures, ils vont donner du fil à retordre aux Yankees. »

« Les Yankees ont un meilleur groupe de lanceurs partants que l’an dernier, surtout avec le départ d’A.J. Burnett et l’arrivée de Michael Pineda. Encore faut-il que Mariano Rivera fasse le travail en relève et que Jeter et A-Rod (Alex Rodriguez) contribuent à l’attaque. »

À Boston, Claude Raymond pense que Bobby Valentine n’est pas l’homme de la situation. « Comme gérant, Valentine est trop imbu de lui-même. Les règlements qu’il a imposés au camp d’entraînement sont déjà brisés par les joueurs. Terry Francona est un bon gérant et était le bon homme pour les Red Sox. Dommage qu’il soit parti. L’été pourrait être long à Boston. »

Et les Blue Jays de Toronto dans tout cela? Ils sont sur la bonne voie, affirme M. Raymond. « Il y a quelques années, je n’aimais pas cette équipe. Il n’y avait pas de vie. Puis Alex Anthopoulos est arrivé comme directeur des opérations baseball et il a fait le ménage. C’est une jeune équipe capable de se faufiler en séries d’après-saison. »

Pour Claude Raymond, les Tigers de Detroit sont de loin la meilleure formation de la division Centrale. « La perte de Victor Martinez (receveur) pour la saison complète leur a fait mal, mais l’arrivée de Prince Fielder compense amplement pour son absence. Avec Justin Verlander, Miguel Cabrera, Jose Valverde et compagnie, les Tigers sont dans une classe à part. Les autres équipes de cette division ne sont pas de leur calibre. »

Claude Raymond aime l’acquisition de Pujols, mais il aime tout autant l’embauche du lanceur gaucher C.J. Wilson par les Angels. « Ils ont subtilisé Wilson à leurs rivaux que sont les Rangers du Texas et amélioré leur groupe de partants. Les Angels seront dans une lutte à finir avec le Texas tout au long de la saison. »

Et que pense M. Raymond du lanceur japonais Yu Darvish? «  Je me rappelle de l’avoir vu lancer lors de la Classique mondiale de baseball en 2009. Il avait bien fait. Mais il a coûté très cher aux Rangers (plus de 100 millions) ce qui ne garantit pas le succès. Il y a une très grande différence entre le baseball au Japon et le baseball majeur. Je reste un peu sceptique quant à ses succès, car j’ai trop vu de Daisuke Matsuzaka, Hideki Irabu et de Tomo Ohka arriver dans le baseball majeur et ne pas être à la hauteur des attentes.

Claude Raymond se prononce sur…

… le lanceur Matt Cain et sa prolongation de contrat de 112,5 millions pour cinq ans : « C’est fou les salaires dans le baseball. Les Giants ont eu peur de le perdre, alors ils ont payé le très gros prix. Maintenant qu’est-ce que Tim Lincecum va demander aux Giants, lui qui est leur meilleur artilleur? »

… la vente des Dodgers de Los Angeles :
« Là aussi le prix est démesuré (plus de deux milliards de dollars), mais les nouveaux propriétaires pensent faire de l’argent en créant leur propre réseau de télévision comme l’ont fait les Yankees. C’est positif de voir ces nouveaux propriétaires. Leur impact se fera sentir en décembre 2012, quand ils vont partir à la chasse aux joueurs autonomes. »

… l’arrivée des lanceurs A.J. Burnett et Érik Bédard avec les Pirates :
« Ça va juste congestionner les hôpitaux de Pittsburgh. Ces deux joueurs-là sont toujours blessés. »


… le début de la saison qui s’est fait au Japon :
« C’est presque une farce. Seattle et Oakland ont joué deux matchs, puis ils ont congé pendant huit jours avant de disputer un autre match régulier. C’est pour l’argent qu’ils vont jouer ces matchs au Japon. C’est un marché tellement passionné pour ce sport. »

… l’ajout de deux autres équipes aux séries d’après-saison :
« J’aime bien ça. C’est positif. En ajoutant d’autres formations aux séries, il y aura plus d’équipes dans la course et donc de plus grosses foules. Ça va créer un engouement, surtout après la Fête du Travail.

En plus, avec la formule de la première ronde (série d’un seul match) tout peut arriver. Tout va dépendre comment la rotation des lanceurs va tomber, si une équipe va se retrouver avec son premier ou son quatrième partant pour ce match éliminatoire. Ça va être très intéressant.

Qu’est-ce que j’aurais aimé que cette formule existe dans les années ’80 et ’90. Les Expos auraient été dans la course presque à chaque saison et ils auraient participé aux séries à plusieurs reprises… »
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Claude Raymond a fait carrière pendant 12 saisons dans le baseball majeur. Il a été le premier Québécois à être invité au match des étoiles (1966) et le premier Québécois à endosser l'uniforme des Expos de Montréal. Monsieur Raymond a été intronisé au Temple de la renommée du baseball canadien en 1985, au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 1992 et au Temple de la renommée des sports du Canada en 2005.

mardi 10 avril 2012

Bonne Fête à François Godbout

Bonne fête à notre grand champion François Godbout, membre intronisé au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec en 1994.

François Godbout a été membre de l'équipe canadienne de la coupe Davis de 1959 à 1964, ainsi qu'en 1969. Au cours de sa carrière il a vaincu plusieurs excellents joueurs comme Dennis Ralston, François Jauffret, Bob Hewitt et Arthur Ashe. Durant de nombreuses années, il était parmi les 10 meilleurs joueurs au Canada.
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Voici une courte biographie de François Godbout (www.rds.ca/pantheon)

Grand ambassadeur du tennis au Québec, François Godbout a fait une brillante carrière dans ce sport pendant plus de 20 ans. Gaucher au style élégant, adepte du service à la volée, il a représenté le Canada comme membre de la coupe Davis de 1959 à 1964 et de nouveau en 1969.

"Participer à la coupe Davis était l’ambition de ma vie et un rêve qui est devenu réalité en 1959 lorsque j'ai affronté l’Australien Rod Laver", raconte-t-il.

Sur la scène internationale, il a vaincu plusieurs excellents joueurs comme Dennis Ralston, François Jauffret, Bob Hewitt et Arthur Ashe. Durant de nombreuses années, il était parmi les 10 meilleurs joueurs au Canada et a été le dauphin de Robert Bédard.

Très impliqué, François Godbout a été président de la Fédération de tennis du Québec de 1969 à 1971 puis de Tennis Canada de 1985 à 1987. Conseiller juridique du comité organisateur des Jeux olympiques de Montréal en 1976, il a été également membre du conseil de l’Association canadienne de 1978 à 1985.

Toujours actif comme joueur chez les 55 ans et plus, François Godbout est membre du conseil d’administration de la Fondation des amis du tennis au Québec. En 1988, il entrait à la magistrature du Québec en devenant juge au Tribunal de la Jeunesse de Montréal.